Association indépendante — Québec, Canada English
Documentation

Jugez sur pièces.

Notre position ne demande pas d’être crue sur parole. Chaque affirmation que nous faisons s’appuie sur une décision de justice, un texte de loi, une étude publiée ou un organisme de terrain — et chacune de ces sources est ici, avec son lien direct.

Jurisprudence

La décision qui fonde notre position

Canada (Procureur général) c. Bedford, 2013 CSC 72

Cour suprême du Canada, 20 décembre 2013 — jugement unanime (9-0). La Cour invalide les principales dispositions criminalisant la prostitution parce qu’elles « imposent des conditions dangereuses à la pratique » et violent le droit à la sécurité de la personne (art. 7 de la Charte). C’est le socle juridique de tout ce que nous défendons. Texte intégral sur le site officiel de la Cour.

Législation

Les textes de loi, à la source

Lire la loi soi-même vaut mieux que toutes les paraphrases — y compris les nôtres.

Code criminel, art. 286.1 à 286.5

Les infractions créées par la loi C-36 (LPCPVE, 2014) : achat de services sexuels, avantage matériel, publicité. C’est le texte exact dont nous demandons l’abrogation. Site officiel des lois du Canada.

Code criminel, art. 279.01 à 279.04

Les dispositions sur la traite des personnes — que nous appuyons sans réserve et dont nous demandons une application renforcée. La décriminalisation du travail consensuel n’y change rien : ces articles demeurent.

Prostitution Reform Act 2003 (Nouvelle-Zélande)

La loi qui a décriminalisé et encadré le travail du sexe en Nouvelle-Zélande dès 2003 — le modèle d’encadrement par la santé publique dont nous nous inspirons. Texte officiel néo-zélandais (en anglais).

Recherche

Ce que la science publiée constate

Shannon et coll., The Lancet (2015)

« Global epidemiology of HIV among female sex workers : influence of structural determinants ». La modélisation phare de la série du Lancet : la décriminalisation du travail du sexe pourrait éviter de 33 à 46 % des nouvelles infections au VIH chez les travailleuses sur dix ans. Lien DOI permanent (en anglais).

Decker et coll., The Lancet (2015)

« Human rights violations against sex workers : burden and effect on HIV ». Documente comment la criminalisation alimente directement les violations de droits — violence, extorsion, impossibilité de recours. Lien DOI permanent (en anglais).

Organismes

Celles et ceux qui font le travail de terrain

Nous ne sommes pas seuls : partout au pays, des organismes par et pour les travailleuses et travailleurs du sexe portent ce dossier depuis des décennies.

Stella, l’amie de Maimie (Montréal)

Organisme montréalais par et pour les travailleuses du sexe depuis 1995 : santé, sécurité, défense de droits et travail de terrain — la référence québécoise.

Butterfly (Toronto)

Réseau de soutien des travailleuses et travailleurs du sexe asiatiques et migrants. Documente comment la précarité du statut d’immigration devient l’outil des exploiteurs — et pourquoi la sécurité ne devrait jamais dépendre d’un passeport.

Terrain

Le précédent montréalais

La Montréalaise

Salon montréalais établi dont la direction a accepté de sortir de l’ombre et de prendre la parole publiquement lors du débat sur la fermeture des salons — une mobilisation racontée dans notre mission et documentée dans notre section médias.

Note de méthode

Tous les liens de cette page ont été vérifiés le 11 juin 2026. Les sources scientifiques sont citées par leur DOI permanent ; les lois et jugements pointent vers les sites officiels. Certaines sources n’existent qu’en anglais — c’est indiqué. Un lien brisé, une source à suggérer ? Écrivez-nous : info@asmeq.ca.

Maintenant, l’analyse

Les sources sont là. Voyez ce que nous en concluons — et pourquoi la loi actuelle dessert celles et ceux qu’elle prétend protéger.